

La création et le succès fulgurant de son hit viral « End of Beginning » en 2024 ont préparé Djo, alter ego musical de la star de Stranger Things Joe Keery, à l’enregistrement de son troisième album. « Ça a boosté ma confiance et ça m’a bien motivé », explique-t-il à Apple Music. « Travailler un morceau de A à Z en studio et adorer ça, ça m’a fait me dire : “C’est comme ça que je veux bosser. Je ne pense pas avoir vraiment envie de faire ça dans ma chambre.” » Le célèbre studio new-yorkais Electric Lady a fourni à Keery et à son producteur habituel Adam Thein l’environnement dont ils avaient besoin. « On s’est servi de tous les instruments », explique Keery. « Si une machine traînait par terre, on essayait de jouer avec. Et ça a fini par donner le ton du morceau. C’est souvent ce qui s’est passé sur cet album. » Et c’est ainsi que The Crux est né. Contrairement à ses projets précédents, il a choisi cette fois-ci de se concentrer sur le travail collaboratif. « Je me suis construit musicalement à une époque où Kevin Parker, Mac DeMarco et tous ces gars-là faisaient tout par eux-mêmes. Je pense donc que c’est ce que j’ai cherché à faire pendant un moment », explique-t-il. « Mais cet album m’a permis de revenir à une approche plus collective, en continuant à produire, mais avec d’autres personnes. C’était une vraie joie d’avoir des amis, de la famille et des musiciens extérieurs qui venaient participer et donner vie à cette aventure. » Et surprise au casting : Charlie Heaton, le grand rival de Keery dans Stranger Things, prête sa voix au pétillant « Charlie’s Garden ». The Crux est un voyage sonore entre beats psychédéliques, textures électroniques et riffs de guitare groovy, porté par la touche indie pop singulière de Keery, à la fois lumineuse et empreinte d’une nostalgie vaporeuse. L’album oscille entre optimisme (« Lonesome Is A State of Mind »), légèreté (« Basic Being Basic »), mélancolie (« Delete Ya »), noirceur (« Egg ») et douceur-amère (« Crux »). Les influences de rock classique abondent, en particulier sur « Potion » : « J’adore Fleetwood Mac, ça s’entend clairement sur ce morceau », dit-il. Keery est particulièrement fier du résultat final. « C’est un exutoire pour parler de ma propre vie, mon journal intime à moi », dit-il. « Je suis sûr que beaucoup de musiciens fonctionnent comme ça. C’est un moyen de gérer tout ce qui se passe autour de nous. Ce que je préfère, c’est sans doute réfléchir à l’ordre des morceaux, à la structure de l’album dans son ensemble. Ça fait pleinement partie du voyage. »