Révélé à la fin des années 30 grâce à sa collaboration avec Carmen Miranda, Dorival Caymmi reprend ici, seul à la guitare, certaines pièces que la chanteuse a popularisées, mais dans un style très différent, tout en retenue. Avec ce premier album, il devient le chantre de la chronique maritime. Il observe le travail des pêcheurs ou les allées et venues des plaisanciers, pour déclarer dans un texte tendre qu’il est doux de mourir en mer (« É Doce Morrer no Mar »). Il pose ici les bases de la bossa nova, dont il sera l’un des précurseurs.