

Souvent cité comme le chef-d’œuvre du groupe britannique, cet album incarne tout ce qui fait la force du stoner doom : pessimisme extrême, paradis artificiels se muant en enfers personnels, sorcellerie, échappatoires illusoires, réalité décadente... sans oublier les zombies. À grand renfort de fuzz, les morceaux, parfois méditatifs, parfois explosifs, mais toujours sombres, portent la voix blafarde du fondateur Jus Oborn. Entre les basses telluriques et les textes destructeurs nourris aux psychotropes, le charme vénéneux de cet opus culte réside dans sa puissance sans filtre.