14 Morceaux, 47 minutes

NOTES DES ÉDITEURS

Alors, Bon entendeur, c’est quoi ?

« On est avant tout un collectif de trois potes, passionnés de musique. Bon Entendeur, c’est un projet assez hybride, entre la musique et l’oral. C’est alimenté par notre amour commun à tous les trois pour la France, la culture française et la francophonie en général. Et c’est cette envie de marier les mots avec la musique qu’on a essayé au maximum de transmettre dans notre album. »


Un album qui s’appelle Aller-Retour. Pourquoi ce titre ?

« Aller-Retour parce qu’on fait des aller-retours entre les styles musicaux, entre les époques, entre les beats actuels et la variété francophone des années 60-70. Aller-retour aussi entre la musique et la parole, via ces interviews qu’on a pu faire avec PPDA, Pierre Niney ou Beigbeder, et puis aussi le clin d’œil de l’aller-retour du chassé-croisé des vacanciers sur l’autoroute du soleil. »


Ça a commencé comment, Bon Entendeur ?

« En faisant des playlists chacun de notre côté, on s’échangeait pas mal de sons. On avait des chaînes YouTube sur lesquelles on publiait tout ce qui sortait est qui allait être chaud. On se basait d’ailleurs pas mal sur les précommandes iTunes pour faire notre sélection (rires) et puis on s’est fait striker nos chaînes, évidemment à cause des droits.


On n’a finalement vraiment commencé qu’en 2013 avec notre toute première mixtape. Déjà il y avait cette particularité d’être hybride, entre la musique et la parole. Avec ce fil rouge vocal. On est tous les trois un peu geeks, et on avait très envie de créer tout un écosystème autour de notre projet. En plus du site, on a vite lancé une app (dispo sur l’App Store) où on peut retrouver toutes nos playlists. On a gardé partout cette identité noir et blanc, le logo etc. histoire de créer un univers Bon Entendeur tout de suite identifiable. »


Vous êtes vraiment connus pour vos mixtapes, c’était dur de passer au format album ?

« Comme on le sort avec une vraie maison de disques, on ne pouvait clairement pas utiliser les samples et les musiques qui nous plaisent aussi facilement qu’avant. Il y a eu un énorme boulot de clearance des droits, obtenir l’accord des artistes pour faire des remixes ou d’utiliser des samples de leur boulot.


Et on s’est quand même pas mal heurté à des gens qui ne voulaient pas lâcher leurs droits, soit parce qu’ils ne comprenaient pas notre projet, ou bien parce qu’ils ne voulaient même pas en entendre parler. Il y a des artistes qui perçoivent un peu la proposition de remix comme un truc insultant : "Je vais faire ton morceau, mais en mieux". Mais c’est pas du tout ça notre idée, c’est dommage. Et puis, il y a des artistes qui sont réputés pour refuser systématiquement les remixes.


Après, pour l’album en soi, on savait qu’on voulait en sortir un, mais on ne savait vraiment pas trop par quel bout prendre le problème. C’est "Le Temps est Bon" qui nous a vraiment mis le pied à l’étrier. En 2017, on a fait ce premier remix, ça a été le déclic et le reste s’est mis en place plus clairement pour nous. »


Les interviews sur l’album ont été réalisées spécialement pour l'occasion. Est-ce que c’était une grosse différence avec les mixtapes où vous utilisiez des sons qui existaient déjà ?

« Bah, déjà sur les mixtapes on avait commencé à faire des interviews nous-même. Celles de PPDA, de Bohringer, d'Oxmo Puccino… Ça rend la démarche artistique pleine et entière, ça fait un objet unique qu’on ne peut pas trouver ailleurs. Et pour l’album, c’était une évidence d’interviewer les personnalités nous-même. On est super fiers de pouvoir revendiquer ça ! Et puis, sincèrement, rencontrer toutes ces personnalités et discuter avec elles… c’était juste super cool quoi (rires) ! »


Avec qui ça s’est particulièrement bien passé par exemple ?

« Bohringer, c’était vraiment super. On avait préparé des questions d’interview normales. Et puis finalement, dans le studio, il nous a fait un monologue pendant deux heures. On avait l’impression d’être ses petits-enfants. Il nous parlait de sa vie, d’anecdotes dingues sur Aznavour, ou des trucs qui lui sont arrivés en Afrique. Vraiment on est sortis de là sonnés par une telle transmission de savoir.


PPDA, c’était dingue aussi. Lui, avec le français, il est vraiment impressionnant. On lui avait dit "on aimerait parler de ci ou de ça", il nous répond : "Laissez-moi cinq minutes". Il prend son crayon, son papier, il marque 3-4 mots et derrière, bim : il déroule au micro pendant 20 minutes, un texte ciselé, chaque mot à sa place. Grand moment. »


Envie de dire un truc aux gens qui écoutent votre album là maintenant ?

« La phrase toute faite : on espère qu’ils prendront autant de plaisir à l’écouter qu’on en a pris à le faire (rires). Non mais sérieusement, c’est un format assez différent de ce qu’ils peuvent déjà connaître de nous, avec sans doute un peu plus de prise de risque dans certains morceaux. C’est une façon de nous dévoiler un peu plus, et on espère qu’ils vont aimer nous connaître un peu mieux ! »

NOTES DES ÉDITEURS

Alors, Bon entendeur, c’est quoi ?

« On est avant tout un collectif de trois potes, passionnés de musique. Bon Entendeur, c’est un projet assez hybride, entre la musique et l’oral. C’est alimenté par notre amour commun à tous les trois pour la France, la culture française et la francophonie en général. Et c’est cette envie de marier les mots avec la musique qu’on a essayé au maximum de transmettre dans notre album. »


Un album qui s’appelle Aller-Retour. Pourquoi ce titre ?

« Aller-Retour parce qu’on fait des aller-retours entre les styles musicaux, entre les époques, entre les beats actuels et la variété francophone des années 60-70. Aller-retour aussi entre la musique et la parole, via ces interviews qu’on a pu faire avec PPDA, Pierre Niney ou Beigbeder, et puis aussi le clin d’œil de l’aller-retour du chassé-croisé des vacanciers sur l’autoroute du soleil. »


Ça a commencé comment, Bon Entendeur ?

« En faisant des playlists chacun de notre côté, on s’échangeait pas mal de sons. On avait des chaînes YouTube sur lesquelles on publiait tout ce qui sortait est qui allait être chaud. On se basait d’ailleurs pas mal sur les précommandes iTunes pour faire notre sélection (rires) et puis on s’est fait striker nos chaînes, évidemment à cause des droits.


On n’a finalement vraiment commencé qu’en 2013 avec notre toute première mixtape. Déjà il y avait cette particularité d’être hybride, entre la musique et la parole. Avec ce fil rouge vocal. On est tous les trois un peu geeks, et on avait très envie de créer tout un écosystème autour de notre projet. En plus du site, on a vite lancé une app (dispo sur l’App Store) où on peut retrouver toutes nos playlists. On a gardé partout cette identité noir et blanc, le logo etc. histoire de créer un univers Bon Entendeur tout de suite identifiable. »


Vous êtes vraiment connus pour vos mixtapes, c’était dur de passer au format album ?

« Comme on le sort avec une vraie maison de disques, on ne pouvait clairement pas utiliser les samples et les musiques qui nous plaisent aussi facilement qu’avant. Il y a eu un énorme boulot de clearance des droits, obtenir l’accord des artistes pour faire des remixes ou d’utiliser des samples de leur boulot.


Et on s’est quand même pas mal heurté à des gens qui ne voulaient pas lâcher leurs droits, soit parce qu’ils ne comprenaient pas notre projet, ou bien parce qu’ils ne voulaient même pas en entendre parler. Il y a des artistes qui perçoivent un peu la proposition de remix comme un truc insultant : "Je vais faire ton morceau, mais en mieux". Mais c’est pas du tout ça notre idée, c’est dommage. Et puis, il y a des artistes qui sont réputés pour refuser systématiquement les remixes.


Après, pour l’album en soi, on savait qu’on voulait en sortir un, mais on ne savait vraiment pas trop par quel bout prendre le problème. C’est "Le Temps est Bon" qui nous a vraiment mis le pied à l’étrier. En 2017, on a fait ce premier remix, ça a été le déclic et le reste s’est mis en place plus clairement pour nous. »


Les interviews sur l’album ont été réalisées spécialement pour l'occasion. Est-ce que c’était une grosse différence avec les mixtapes où vous utilisiez des sons qui existaient déjà ?

« Bah, déjà sur les mixtapes on avait commencé à faire des interviews nous-même. Celles de PPDA, de Bohringer, d'Oxmo Puccino… Ça rend la démarche artistique pleine et entière, ça fait un objet unique qu’on ne peut pas trouver ailleurs. Et pour l’album, c’était une évidence d’interviewer les personnalités nous-même. On est super fiers de pouvoir revendiquer ça ! Et puis, sincèrement, rencontrer toutes ces personnalités et discuter avec elles… c’était juste super cool quoi (rires) ! »


Avec qui ça s’est particulièrement bien passé par exemple ?

« Bohringer, c’était vraiment super. On avait préparé des questions d’interview normales. Et puis finalement, dans le studio, il nous a fait un monologue pendant deux heures. On avait l’impression d’être ses petits-enfants. Il nous parlait de sa vie, d’anecdotes dingues sur Aznavour, ou des trucs qui lui sont arrivés en Afrique. Vraiment on est sortis de là sonnés par une telle transmission de savoir.


PPDA, c’était dingue aussi. Lui, avec le français, il est vraiment impressionnant. On lui avait dit "on aimerait parler de ci ou de ça", il nous répond : "Laissez-moi cinq minutes". Il prend son crayon, son papier, il marque 3-4 mots et derrière, bim : il déroule au micro pendant 20 minutes, un texte ciselé, chaque mot à sa place. Grand moment. »


Envie de dire un truc aux gens qui écoutent votre album là maintenant ?

« La phrase toute faite : on espère qu’ils prendront autant de plaisir à l’écouter qu’on en a pris à le faire (rires). Non mais sérieusement, c’est un format assez différent de ce qu’ils peuvent déjà connaître de nous, avec sans doute un peu plus de prise de risque dans certains morceaux. C’est une façon de nous dévoiler un peu plus, et on espère qu’ils vont aimer nous connaître un peu mieux ! »

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