35 Morceaux, 2 heures 1 minute

NOTES DES ÉDITEURS

Comment Norman Granz pouvait-il passer à côté de l’incroyable talent d’Ella Fitzgerald, figure incontournable de ses concerts Jazz at the Philharmonic depuis 1949 ? C’est ainsi qu’en 1955, elle signe sur Verve au nez et à la barbe de Decca, son ancien label. L’idée de Granz était de faire de l’artiste l’une des grandes figures de la musique populaire américaine, aux côtés de Frank Sinatra. Les amateurs de jazz admiraient déjà la vélocité de son swing et la puissance de son scat, et sa capacité à dialoguer sur scène avec les plus grands solistes de l’époque. Pourtant, Granz voyait en elle un talent universel qu’il souhaitait faire connaître au plus grand nombre.

Ella Fitzgerald Sings the Cole Porter Songbook est ainsi le premier de huit albums sortis chez Verve, chacun d’entre eux étant dédié à un même compositeur. Elle enregistrera ainsi le répertoire de Rodgers & Hart, Duke Ellington, Irving Berlin, George et Ira Gershwin, Harold Arlen, Jerome Kern et enfin Johnny Mercer, en 1964. Ces interprétations de Cole Porter reprennent les mélodies intemporelles et étirées du compositeur (« In the Still of the Night », « Begin the Beguine ») et témoignent de sa faconde et de son humour avec des chansons comme « Too Darn Hot », « You’re the Top » ou « Always True to You in My Fashion ». Si la chanteuse en restitue à la perfection le caractère comique, elle saisit également la profonde tristesse qui émane de « Miss Otis Regrets », sur laquelle elle est accompagnée du pianiste Paul Smith.

Dans son ouvrage A Biographical Guide to the Great Jazz and Pop Singers, Will Friedwald estime que les deux premiers albums d’Ella Fitzegarld chez Verve, consacrés à Cole Porter, donc, et Rodgers & Hart, ne valent pas ceux arrangés par Nelson Riddle. Pourtant, les arrangements de Buddy Bregman ne manquent pas de charme, avec la participation de Bud Shank, Barney Kessel, Harry « Sweets » Edison, Maynard Ferguson et bien d’autres grands musiciens. L’auteur s’explique : « Le format des disques étant en plein évolution à cette époque, Ella Fitzgerald était faite pour devenir une incontournable des albums longue durée (LP) ». Une position dominante dans l’industrie à laquelle Norman Granz lui a permis d’accéder, des années après avoir vendu Verve à la MGM, en 1960.

NOTES DES ÉDITEURS

Comment Norman Granz pouvait-il passer à côté de l’incroyable talent d’Ella Fitzgerald, figure incontournable de ses concerts Jazz at the Philharmonic depuis 1949 ? C’est ainsi qu’en 1955, elle signe sur Verve au nez et à la barbe de Decca, son ancien label. L’idée de Granz était de faire de l’artiste l’une des grandes figures de la musique populaire américaine, aux côtés de Frank Sinatra. Les amateurs de jazz admiraient déjà la vélocité de son swing et la puissance de son scat, et sa capacité à dialoguer sur scène avec les plus grands solistes de l’époque. Pourtant, Granz voyait en elle un talent universel qu’il souhaitait faire connaître au plus grand nombre.

Ella Fitzgerald Sings the Cole Porter Songbook est ainsi le premier de huit albums sortis chez Verve, chacun d’entre eux étant dédié à un même compositeur. Elle enregistrera ainsi le répertoire de Rodgers & Hart, Duke Ellington, Irving Berlin, George et Ira Gershwin, Harold Arlen, Jerome Kern et enfin Johnny Mercer, en 1964. Ces interprétations de Cole Porter reprennent les mélodies intemporelles et étirées du compositeur (« In the Still of the Night », « Begin the Beguine ») et témoignent de sa faconde et de son humour avec des chansons comme « Too Darn Hot », « You’re the Top » ou « Always True to You in My Fashion ». Si la chanteuse en restitue à la perfection le caractère comique, elle saisit également la profonde tristesse qui émane de « Miss Otis Regrets », sur laquelle elle est accompagnée du pianiste Paul Smith.

Dans son ouvrage A Biographical Guide to the Great Jazz and Pop Singers, Will Friedwald estime que les deux premiers albums d’Ella Fitzegarld chez Verve, consacrés à Cole Porter, donc, et Rodgers & Hart, ne valent pas ceux arrangés par Nelson Riddle. Pourtant, les arrangements de Buddy Bregman ne manquent pas de charme, avec la participation de Bud Shank, Barney Kessel, Harry « Sweets » Edison, Maynard Ferguson et bien d’autres grands musiciens. L’auteur s’explique : « Le format des disques étant en plein évolution à cette époque, Ella Fitzgerald était faite pour devenir une incontournable des albums longue durée (LP) ». Une position dominante dans l’industrie à laquelle Norman Granz lui a permis d’accéder, des années après avoir vendu Verve à la MGM, en 1960.

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