Notre avis Difficile de croire qu’il ne s’est écoulé que onze mois entre la sortie de Lover et celle de folklore. Écrit et enregistré à distance au début de la pandémie, cet album-surprise voit la star collaborer avec Aaron Dessner, du groupe The National, et avec le producteur Jack Antonoff, son partenaire de longue date. En résulte une collection de titres pop contemplatifs et épurés, bien plus lo-fi que son répertoire habituel. Dans le premier morceau, « the 1 », elle annonce ainsi avec l’énergie qu’on lui connaît, un piano plaintif en arrière-plan : « Tout va bien, j’ai des nouveaux projets » (« I’m doing good, I’m on some new shit »). Commentaire à propos de son confinement ou de l’élargissement de ses activités ? Cela reste à voir… Une chose est sûre, c’est que Taylor Swift s’est totalement investie dans l’élaboration de titres aux airs de nouvelles, où l’analyse des mœurs de son époque a toute sa place. On y retrouve des réminiscences quasi proustiennes (dans « cardigan », qui n’est pas sans rappeler Lana Del Rey), des veuves exclues de la société (« the last great american dynasty ») et des amours impossibles (« exile », un duo chargé d’émotion avec Justin Vernon, de Bon Iver). Tout repose ici sur les textures et l’imagination. « Your braids like a pattern/Love you to the moon and to Saturn [Tes tresses forment des motifs/Je t’aime jusqu’à la Lune et à Saturne] » chante-t-elle sur « seven », qui raconte l’histoire de deux amis planifiant de s’enfuir. Pour une artiste ayant toujours vécu et créé sous les projecteurs, il n’est dans le fond pas étonnant que la solitude soit mère d’inspiration.

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