12 Morceaux, 41 minutes

NOTES DES ÉDITEURS

Après son album de 2014, By the Dozen chanté en anglais, la Française Marie-Flore changeait de cap en 2017 avec l’EP Passade Digitale, dont les chansons en français annonçaient une mise à nu libératrice. Essai confirmé avec l’album Braquage, qui impose dans une électro pop majestueuse et tourmentée des chansons d’amour vénéneuses.

Ton album ne parle que d’amour ! Braquage parle d’une histoire d’amour en particulier ou les raconte toutes ?

C’est une histoire particulière autour de laquelle j’ai brodé. C’est un disque autofictionnel qui me raconte. Chaque chanson est comme une photo des étapes de cette histoire. C’est vrai que je reçois des messages de gens qui s’y identifient. C’est assez drôle, car les retours sont ultra-éclectiques. Chacun a son titre phare et sa propre résonance vis-à-vis de son expérience personnelle. Je trouve ça génial ! La récompense est là, que ça parle aux gens.

Depuis dix ou douze ans que je fais de la musique, j’ai toujours eu l’amour comme thème de prédilection. J’ai pour habitude de dire que c’est la seule chose qui m’inspire ; en tout cas c’est le déclencheur de la création chez moi, l’émoi ou la tristesse. De toute façon, la plupart des chansons qui m’émeuvent sont des histoires d’amour.

Ce disque t’a servi de thérapie ? Comment fait-on pour écrire quand on souffre ?

Ça, je ne sais pas encore ! En tout cas il m’a servi d’exutoire, c’est sûr. Sur le moment, j’avais vraiment besoin de faire sortir tout ça. Mais un disque ne réparera jamais ce qui s’est passé. Il y a une manière de retirer de la beauté de la souffrance qui est réconfortante, même si elle n’est pas réparatrice.

L’album s’est fait en même temps que l’histoire, donc c’était assez spécial, j’avais très peu de recul sur ce que j’étais en train d’écrire, d’où le côté brut. Dès que j’écrivais une chanson, je savais que je voulais l’enregistrer le lendemain. J’étais mal, mais écrire des chansons, même triste, me rend extrêmement heureuse. Quand j’ai écrit « Derrick » ou « QCC », j’étais énervée, blessée et, pour autant, le moment de l’écriture te sauve de ça.

Pour paraphraser Aragon et Brassens, « Il n’y a pas d’amour heureux » ? Est-ce que les amours toxiques sont symptomatiques de notre époque ?

Si, bien sûr que si ! Attention, j’ai écrit ce disque triste, mais en revanche j’ai confiance en l’amour. Ça ne m’a jamais abandonné. Je sais qu’on peut vivre des choses horribles et destructrices comme sur ce disque, mais qu’en fait on est tous de petits phénix en puissance. Je crois qu’on se relève toujours.

Mon histoire était assez toxique et pour le coup très passionnelle. Pour nos générations, tomber amoureux, maintenir une jolie histoire, sont des choses qui sont assez complexes, parce qu’en ce moment la multiplicité des sites de rencontre ne rend pas forcément service à l’amour pur qu’on recherche tous. Je ne suis pas du tout adepte de ce type de rencontres, mais « Passade digitale » parlait de ça. Quand on rencontre des gens via ces biais-là, il y a une sorte d’inconséquence, comme si le sentiment amoureux était sans risque, alors qu’en fait non. On ne sort pas indemne de ce type de relation.

Tes textes sont parfois crus, avec des punchlines et une langue libérée, notamment concernant le sexe. Est-ce plus facile à assumer en tant que femme aujourd’hui, notamment avec l’apport du rap ?

J’ai à la fois un discours de femme amoureuse fragilisée, mais à chaque fois je mets toujours un taquet au bout de deux secondes de paroles un peu trop sensibles. Cette dualité fragile et forte me permet de relever le menton, ce qui est souvent nécessaire quand tu évolues dans une relation fragile. Le ton est à la fois puissant sur certaines punchlines et à la fois plein d’amour. Je l’ai fait sans me poser la question. Sur le disque c’est sorti brut de décoffrage. Aux premières écoutes des gens qui travaillent avec moi, j’ai un peu serré les fesses quand je savais que les phrases chaudes arrivaient. Je me demandais si j’assumerais ça, notamment sur scène. Mais les réactions ont été bonnes, ça m’a rassurée : c’est vulgaire sans l’être.

Au-delà du rap, les femmes ont toujours pris la parole. Même il y a 30 ans, Madonna choquait, même si ce n’était pas de l’urbain. Aujourd’hui, c’est en train de se démocratiser, il y a moins besoin d’avoir un statut particulier ou fantasmé pour tenir un discours qui prône l’égalité. La musique et l’art en général sont des zones où tu peux tout te permettre.

L’art justement, il en est beaucoup question dans tes textes, avec une langue assez littéraire et des mentions à des yeux bleu Klein dans les paroles de « Tout ou rien », ou au clair-obscur du Caravage dans « QCC ». D’où te viennent toutes ces références ?

Petite, ma mère me forçait à aller au musée trois fois par semaine, toutes les semaines. Quand tu es enfant, tu ne comprends pas ce que tu vois. Je me suis rendu compte beaucoup plus tard de l’apport qu’avait eu cette éducation. Quand j’ai écrit « QCC », j’ai sorti les paroles « clair-obscur Caravage » d’un coup. C’était tellement inconscient que j’ai dû aller vérifier. Du coup j’ai acheté plein de bouquins d’art sur lui. Je suis plutôt old school, tout ce qui est art moderne ou contemporain, je peux pas. J’adore la peinture, la Renaissance.

En littérature, je suis fan de Stefan Zweig. Lettre d’une inconnue ou Vingt-quatre heures de la vie d’une femme sont des livres qui montrent la psychologie incroyable avec laquelle il décrit le ressenti de la femme. J’aime aussi les recueils de poésie de Rainer Maria Rilke ou de René Char, que tu peux ouvrir à une page et utiliser comme mantra de ta journée. Ça me transperce.

En musique, quelles sont tes influences ?

Dans les anciens, le Velvet Underground, Leonard Cohen, Cat Stevens, Jimi Hendrix… Plus récemment, je me suis mise à écouter PNL, Damso, OBOY et quelques autres groupes de rap. Ça m’a ouverte à d’autres spectres. Pas tant pour les textes, parce que j’ai toujours aimé écrire, c’est pour ça que je fais de la musique, mais surtout en termes de productions. Avec seulement trois trucs, ça sonne extrêmement large. Moi avant, j’avais des productions très acoustiques, très gainsbouriennes, rock, folk. Là je me suis dit « moi aussi je veux avoir trois trucs ! ». Ça a été un réel choc parce que j’ai trouvé la bonne équipe tout de suite. On a commencé par un essai sur « Braquage », qui existait déjà sous une autre forme. J’ai eu envie de pleurer le jour où je suis arrivée en studio et où j’ai écouté la chanson remaniée dans cette direction-là. Je me suis dit « Wahou, c’est ça que je veux faire ! ».

De là est né le disque et on a gardé cette équipe : Antoine Gaillet, le réalisateur, OMOH, un duo de réalisateurs et d’arrangeurs qui travaillent avec lui, et pour qui j’étais auteure, et Pierre-Laurent Faure, alias PL, qu’Antoine a contacté. Je me demandais si ce milkshake fonctionnerait, et en fait c’était génial. Il y a eu un super ping-pong d’idées.

Comment se passe le processus d’écriture entre vous ?

J’écris les textes et la musique au piano, je pré-produis la musique chez moi puis j’amène les pré-prods en studio. Et là, pour une fois, sur ce disque, j’ai décidé de laisser travailler les gens tranquilles. Tout le monde mettait sa patte, puis ça remontait à Antoine et moi, et on faisait notre sauce. J’avais jamais expérimenté ça avant, mais là j’ai eu envie de me challenger. La liberté a été totale, avec beaucoup de confiance et de bienveillance.

J’ai écrit l’album début 2018, majoritairement en hiver. Puis il y a eu un an d’allers-retours en studio et on l’a mixé en décembre 2018. J’ai pris le temps car je voulais que chaque chanson soit la bonne. Le tri, je l’ai fait toute seule à la maison, parce que je sais quand c’est pas bon. Au point qu’il n’y a pas une chanson qu’on a enregistrée qui ne figure pas sur le disque.

Quel a été le déclic pour chanter en français ? Tu reviendras à l’anglais ?

Un directeur artistique m’a conseillé de le faire. Du coup, j’ai écrit « Palmiers en hiver » un peu pour rigoler, parce que j’y croyais pas vraiment, ayant toujours baigné dans un monde musical très anglophone. Et puis finalement, très rapidement, je me suis amusée, j’ai bien aimé, il y avait un axe à trouver. Comme j’aime beaucoup écrire mes textes, c’était comme si j’avais un nouveau jouet. Je suis passée de la guitare au piano en même temps que je passais de l’anglais au français. Ça a été une grande inspiration.

Je n’aurais pas pu écrire Braquage en anglais. Déjà, il y avait le désir d’être comprise. Artistiquement, ça correspond à la femme que je suis devenue. J’avais envie d’un truc frontal, qui soit honnête, et la meilleure façon de le faire est d’employer des mots derrière lesquels tu ne peux pas te cacher. C’était une évidence.

Ta musique est très cinématographique, tu es très investie dans tes clips, tu pourrais être actrice ?

Actrice, pas du tout. Par contre derrière la caméra, oui. J’adore la photo, tourner et travailler avec des réalisateurs ou des chefs-opérateurs. J’ai produit les clips de « Braquage » et de « Casse-toi » en collaboration avec mon ami réalisateur Benjamin Berzeker. J’ai aussi chapeauté la direction artistique de ma pochette d’album, l’image, les couleurs, le stylisme… J’aime bien réfléchir à tout ça, ça m’amuse.

NOTES DES ÉDITEURS

Après son album de 2014, By the Dozen chanté en anglais, la Française Marie-Flore changeait de cap en 2017 avec l’EP Passade Digitale, dont les chansons en français annonçaient une mise à nu libératrice. Essai confirmé avec l’album Braquage, qui impose dans une électro pop majestueuse et tourmentée des chansons d’amour vénéneuses.

Ton album ne parle que d’amour ! Braquage parle d’une histoire d’amour en particulier ou les raconte toutes ?

C’est une histoire particulière autour de laquelle j’ai brodé. C’est un disque autofictionnel qui me raconte. Chaque chanson est comme une photo des étapes de cette histoire. C’est vrai que je reçois des messages de gens qui s’y identifient. C’est assez drôle, car les retours sont ultra-éclectiques. Chacun a son titre phare et sa propre résonance vis-à-vis de son expérience personnelle. Je trouve ça génial ! La récompense est là, que ça parle aux gens.

Depuis dix ou douze ans que je fais de la musique, j’ai toujours eu l’amour comme thème de prédilection. J’ai pour habitude de dire que c’est la seule chose qui m’inspire ; en tout cas c’est le déclencheur de la création chez moi, l’émoi ou la tristesse. De toute façon, la plupart des chansons qui m’émeuvent sont des histoires d’amour.

Ce disque t’a servi de thérapie ? Comment fait-on pour écrire quand on souffre ?

Ça, je ne sais pas encore ! En tout cas il m’a servi d’exutoire, c’est sûr. Sur le moment, j’avais vraiment besoin de faire sortir tout ça. Mais un disque ne réparera jamais ce qui s’est passé. Il y a une manière de retirer de la beauté de la souffrance qui est réconfortante, même si elle n’est pas réparatrice.

L’album s’est fait en même temps que l’histoire, donc c’était assez spécial, j’avais très peu de recul sur ce que j’étais en train d’écrire, d’où le côté brut. Dès que j’écrivais une chanson, je savais que je voulais l’enregistrer le lendemain. J’étais mal, mais écrire des chansons, même triste, me rend extrêmement heureuse. Quand j’ai écrit « Derrick » ou « QCC », j’étais énervée, blessée et, pour autant, le moment de l’écriture te sauve de ça.

Pour paraphraser Aragon et Brassens, « Il n’y a pas d’amour heureux » ? Est-ce que les amours toxiques sont symptomatiques de notre époque ?

Si, bien sûr que si ! Attention, j’ai écrit ce disque triste, mais en revanche j’ai confiance en l’amour. Ça ne m’a jamais abandonné. Je sais qu’on peut vivre des choses horribles et destructrices comme sur ce disque, mais qu’en fait on est tous de petits phénix en puissance. Je crois qu’on se relève toujours.

Mon histoire était assez toxique et pour le coup très passionnelle. Pour nos générations, tomber amoureux, maintenir une jolie histoire, sont des choses qui sont assez complexes, parce qu’en ce moment la multiplicité des sites de rencontre ne rend pas forcément service à l’amour pur qu’on recherche tous. Je ne suis pas du tout adepte de ce type de rencontres, mais « Passade digitale » parlait de ça. Quand on rencontre des gens via ces biais-là, il y a une sorte d’inconséquence, comme si le sentiment amoureux était sans risque, alors qu’en fait non. On ne sort pas indemne de ce type de relation.

Tes textes sont parfois crus, avec des punchlines et une langue libérée, notamment concernant le sexe. Est-ce plus facile à assumer en tant que femme aujourd’hui, notamment avec l’apport du rap ?

J’ai à la fois un discours de femme amoureuse fragilisée, mais à chaque fois je mets toujours un taquet au bout de deux secondes de paroles un peu trop sensibles. Cette dualité fragile et forte me permet de relever le menton, ce qui est souvent nécessaire quand tu évolues dans une relation fragile. Le ton est à la fois puissant sur certaines punchlines et à la fois plein d’amour. Je l’ai fait sans me poser la question. Sur le disque c’est sorti brut de décoffrage. Aux premières écoutes des gens qui travaillent avec moi, j’ai un peu serré les fesses quand je savais que les phrases chaudes arrivaient. Je me demandais si j’assumerais ça, notamment sur scène. Mais les réactions ont été bonnes, ça m’a rassurée : c’est vulgaire sans l’être.

Au-delà du rap, les femmes ont toujours pris la parole. Même il y a 30 ans, Madonna choquait, même si ce n’était pas de l’urbain. Aujourd’hui, c’est en train de se démocratiser, il y a moins besoin d’avoir un statut particulier ou fantasmé pour tenir un discours qui prône l’égalité. La musique et l’art en général sont des zones où tu peux tout te permettre.

L’art justement, il en est beaucoup question dans tes textes, avec une langue assez littéraire et des mentions à des yeux bleu Klein dans les paroles de « Tout ou rien », ou au clair-obscur du Caravage dans « QCC ». D’où te viennent toutes ces références ?

Petite, ma mère me forçait à aller au musée trois fois par semaine, toutes les semaines. Quand tu es enfant, tu ne comprends pas ce que tu vois. Je me suis rendu compte beaucoup plus tard de l’apport qu’avait eu cette éducation. Quand j’ai écrit « QCC », j’ai sorti les paroles « clair-obscur Caravage » d’un coup. C’était tellement inconscient que j’ai dû aller vérifier. Du coup j’ai acheté plein de bouquins d’art sur lui. Je suis plutôt old school, tout ce qui est art moderne ou contemporain, je peux pas. J’adore la peinture, la Renaissance.

En littérature, je suis fan de Stefan Zweig. Lettre d’une inconnue ou Vingt-quatre heures de la vie d’une femme sont des livres qui montrent la psychologie incroyable avec laquelle il décrit le ressenti de la femme. J’aime aussi les recueils de poésie de Rainer Maria Rilke ou de René Char, que tu peux ouvrir à une page et utiliser comme mantra de ta journée. Ça me transperce.

En musique, quelles sont tes influences ?

Dans les anciens, le Velvet Underground, Leonard Cohen, Cat Stevens, Jimi Hendrix… Plus récemment, je me suis mise à écouter PNL, Damso, OBOY et quelques autres groupes de rap. Ça m’a ouverte à d’autres spectres. Pas tant pour les textes, parce que j’ai toujours aimé écrire, c’est pour ça que je fais de la musique, mais surtout en termes de productions. Avec seulement trois trucs, ça sonne extrêmement large. Moi avant, j’avais des productions très acoustiques, très gainsbouriennes, rock, folk. Là je me suis dit « moi aussi je veux avoir trois trucs ! ». Ça a été un réel choc parce que j’ai trouvé la bonne équipe tout de suite. On a commencé par un essai sur « Braquage », qui existait déjà sous une autre forme. J’ai eu envie de pleurer le jour où je suis arrivée en studio et où j’ai écouté la chanson remaniée dans cette direction-là. Je me suis dit « Wahou, c’est ça que je veux faire ! ».

De là est né le disque et on a gardé cette équipe : Antoine Gaillet, le réalisateur, OMOH, un duo de réalisateurs et d’arrangeurs qui travaillent avec lui, et pour qui j’étais auteure, et Pierre-Laurent Faure, alias PL, qu’Antoine a contacté. Je me demandais si ce milkshake fonctionnerait, et en fait c’était génial. Il y a eu un super ping-pong d’idées.

Comment se passe le processus d’écriture entre vous ?

J’écris les textes et la musique au piano, je pré-produis la musique chez moi puis j’amène les pré-prods en studio. Et là, pour une fois, sur ce disque, j’ai décidé de laisser travailler les gens tranquilles. Tout le monde mettait sa patte, puis ça remontait à Antoine et moi, et on faisait notre sauce. J’avais jamais expérimenté ça avant, mais là j’ai eu envie de me challenger. La liberté a été totale, avec beaucoup de confiance et de bienveillance.

J’ai écrit l’album début 2018, majoritairement en hiver. Puis il y a eu un an d’allers-retours en studio et on l’a mixé en décembre 2018. J’ai pris le temps car je voulais que chaque chanson soit la bonne. Le tri, je l’ai fait toute seule à la maison, parce que je sais quand c’est pas bon. Au point qu’il n’y a pas une chanson qu’on a enregistrée qui ne figure pas sur le disque.

Quel a été le déclic pour chanter en français ? Tu reviendras à l’anglais ?

Un directeur artistique m’a conseillé de le faire. Du coup, j’ai écrit « Palmiers en hiver » un peu pour rigoler, parce que j’y croyais pas vraiment, ayant toujours baigné dans un monde musical très anglophone. Et puis finalement, très rapidement, je me suis amusée, j’ai bien aimé, il y avait un axe à trouver. Comme j’aime beaucoup écrire mes textes, c’était comme si j’avais un nouveau jouet. Je suis passée de la guitare au piano en même temps que je passais de l’anglais au français. Ça a été une grande inspiration.

Je n’aurais pas pu écrire Braquage en anglais. Déjà, il y avait le désir d’être comprise. Artistiquement, ça correspond à la femme que je suis devenue. J’avais envie d’un truc frontal, qui soit honnête, et la meilleure façon de le faire est d’employer des mots derrière lesquels tu ne peux pas te cacher. C’était une évidence.

Ta musique est très cinématographique, tu es très investie dans tes clips, tu pourrais être actrice ?

Actrice, pas du tout. Par contre derrière la caméra, oui. J’adore la photo, tourner et travailler avec des réalisateurs ou des chefs-opérateurs. J’ai produit les clips de « Braquage » et de « Casse-toi » en collaboration avec mon ami réalisateur Benjamin Berzeker. J’ai aussi chapeauté la direction artistique de ma pochette d’album, l’image, les couleurs, le stylisme… J’aime bien réfléchir à tout ça, ça m’amuse.

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